Pour des camps de jour sécuritaires

09 juin 2026
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À l’approche de la période estivale, de nombreuses municipalités offriront à leurs citoyen(ne)s des camps de jour. Très apprécié de la population, ce genre de service permet aux enfants de s’amuser dans un milieu encadré et aux parents de vaquer à leurs occupations en toute quiétude pendant l’été. Pour prévenir les risques d’incidents fâcheux, il est toutefois suggéré aux organisations municipales de mettre en place différentes pratiques.

Les blessures les plus fréquentes

Selon Daniel Soucy, conseiller en prévention – sports et loisirs au Fonds d’assurance des municipalités du Québec, une division de la Fédération québécoise des municipalités, les coupures, les ecchymoses et les coups de soleil sont les types de blessures les plus souvent observées dans les camps de jour.

Et comment les blessures surviennent-elles? L’inattention des moniteur(-trice)s est sans doute l’une des causes les plus fréquentes. M. Soucy donne l’exemple d’un moniteur(-trice) en train de consulter ses messages sur son téléphone alors qu’un enfant grimpe dans un endroit dangereux.

Des installations mal adaptées à la clientèle peuvent aussi être la source d’incidents. Par exemple, un camp de jour basé dans le local d’un aréna ne serait pas sécuritaire s’il se trouve à proximité d’outils facilement accessibles utilisés par l’équipe des travaux publics de la municipalité. Des installations extérieures peuvent également représenter un risque. On n’a qu’à penser à une forêt non balisée ou à un parc dont les modules de jeux sont abîmés.

La troisième cause la plus fréquente d’accident est la pratique d’activités comportant des risques. « L’été, les camps organisent parfois des olympiades dans lesquelles il y a des combats de lutte sans l’utilisation de matelas. Des blessures peuvent alors survenir », soutient le récréologue.

Une bonne préparation pour prévenir les accidents

Même si la gravité des blessures demeure plutôt faible, il est important pour les municipalités de faire preuve de proactivité dans la planification et l’élaboration de leur camp de jour, afin d’offrir un environnement accueillant et sécuritaire. Autrement, elles augmentent leurs risques de s’exposer à des poursuites de citoyen(ne)s.

Tout d’abord, les municipalités devraient s’assurer de bien former leurs moniteur(-trice)s et qu’au moins un moniteur(-trice) dans chaque groupe détienne les qualifications nécessaires en secourisme. En cas d’incident, celui-ci serait en mesure d’appliquer les premiers soins et de savoir quand contacter les services d’urgence.

Ensuite, il serait sage de prévoir plusieurs procédures à suivre lors de différentes situations (arrivée et départ des enfants, perte d’un jeune, baignade, prise de médicaments, etc.). Des moniteur(-trice)s bien formés et préparés seront moins susceptibles de commettre des erreurs dans l’exercice de leurs fonctions.

Les camps de jour permettent aux enfants de s’amuser dans un milieu encadré et aux parents de vaquer à leurs occupations en toute quiétude pendant l’été.
Mention de source : Envato

Lors de l’embauche du personnel estival, il est aussi recommandé de procéder à une vérification des antécédents judiciaires. De même, les gestionnaires doivent s’assurer que leurs moniteur(-trice)s soient suffisamment âgés pour s’occuper d’enfants. « Il faut que le moniteur ait une différence d’âge assez notable avec le groupe pour avoir une certaine autorité », explique M. Soucy.

Cadre de référence

Les municipalités qui souhaitent en savoir plus sur les balises pouvant être mises en place dans un camp de jour sont invitées à consulter le Cadre de référence produit par l’Association québécoise du loisir municipal et l’Association des camps du Québec.